Livre Second

by LES CHANTS DU HASARD

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Alice M.
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Alice M. My first CDs, twenty-or-so years ago, were classical music. Hearing this orchestral BM (with no guitar or whatever) is like merging my past and my current… sensibility, so to speak. It works surprisingly well, too, and could be (for some, I dunno) a nice introduction to BM vocals in general. The French touch being, for me, the icing on the musical cake. Favorite track: Chant III - Thelxiope.
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1.
Sais-tu que les pierres grandissent jusqu'à en devenir des murs, les souvenirs jusqu'à en devenir des êtres respirants? Que la poussière épaissit à en couvrir la brume et la sueur en une croûte qui te remplacera? Au-delà n'est ce qu'il semble sur ce chemin mouvant. Sont-ce des hommes dans le lointain ou les ruines d'une époque révolue, en lutte contre l'oubli, que l'oeil caresse? Est-ce le vent que tu entends ou les milliers de soupirs de restés au bord de la route? Et moi, sais-tu qui je suis, qui mets en garde les voyageurs sur cette route beaucoup trop courbée? Je reste ici jusqu'à ce qu qu'un passant se prosterne. Les hommes me piétinent, les belles femmes me dédaignent. Laissez venir à moi les pauvres, les estropiés, les envieux et les insatisfaits. Qu'ils m'adorent et je leur donnerai le miel, les vierges les délices de la chair, toutes les réponses qui sont une, et l'amour. Ainsi me parla le bossu qui voulait être de nouveau dieu.
2.
Un pas après l'autre, et après l'autre, et après l'autre. Je laisse à Grégoire tourments et félicité et n'en emporte sur mes épaules couverte d'une tunique sans poches seulement leurs ombres, si fatiguées qu'elles se confondent. Qu'importe, le chemin suffit, la fin est ce fossé où je m'étendrai lorsque mes jambes auront à leur tour renoncé.
3.
Il était une jeune fille, qui demeurant troublée au bord du lac, échangea sa place avec son reflet. Celui-ci put enfin en liberté parcourir le monde, et la jeune fille, prisonnière des limites de l'eau, devint une présence muette, apparaissant au gré du soleil. Je la vis, les cheveux tombants, les yeux fixes et voulus la toucher; la caresser avant que la nuit ne l'emporte. Mais alors que j'approchai ma main, les rides apparurent et une ombre passa sur ses traits, troublés qu'ils étaient par l'onde. Elle retrouva sa beauté lorsque le vent tomba mais dans mon esprit reste cette image aperçue un instant. Lequel est-il son vrai visage?
4.
aillissant de la tonnelle, il tourna vers moi son visage lisse du front au nez et ouvrit une paume qui voyait. Les doigts se déplièrent lentement en corolle pour former une paupière. Son sourire s'élargit tandis que ses mains me cherchaient. Les yeux affolés roulaient, effrayés par le nuage sombre qui fondait sur lui. L'essaim attaqua aussitôt ces pupilles mises à nu, couvrant le soleil. J'apercus cependant un instant des yeux du bleu le plus pur. Mais je connais cet oeil, il appartenait à une femme jadis! Ainsi c'est donc toi Scarbo, le vent qui emporte les êtres. Que m'importe le mandant, face à eux esclave je reste. J'attaquais les insectes à coups de moulinets de ma cravache, et offrit ainsi un répit à mon aimée. Où es-tu maintenant, ma reine, ma chère, mon aimée? Mais les mouches insatiables revenaient, m'obligeant à des gestes toujours plus amples. Un coup malheureux s'abattit sur sa tempe et elle s'effondra, laissant l'un des globes rouler à terre. Quant à moi, je marche encore, trainant une nuée bourdonnante en plus du poids de mes souvenirs.
5.
Lorsque les hommes couchés devant la Maladrerie ouvrirent l'oeil, ce fut comme chaque jour pour observer sur le cadran l'aiguille indicatrice de leurs tourments restants. Le hasard passa sur la route, vers laquelle des visages torves se tournèrent, et bien vite disparut. Voilà qui permettra de distinguer ce jour des suivants pensèrent-ils, alors que déjà ennuyés ils détournaient le regard.
6.
Et voilà que je courais, courais à en aspirer l'univers, alors que tous s'écartaient devant la clameur silencieuse de mes jambes devenues ailées. Mes yeux pleuraient des piqûres du froid. Et pourtant, à chaque pas, c'était une partie de moi qui s'en allait, vexée par cet effort trop grand, et ne soutenant plus le rythme saccadé qui lui était imprimé. Si bien que lorsque le dernier os s'en fut allé, c'est un squelette que je vis s'éloigner, rejoignant ainsi les ombres lisses sur le bord du chemin, tandis que mon enveloppe flasque fuyait toujours plus vite. Mais lequel est-il l'auteur de ces lignes?
7.
8.
C'est ici, à l'orée d'un bosquet, sous le regard sévère de milliers d'yeux percant du ciel le feuillage, sur un lit d'herbes froissées que demain des chiens piétineront en rond pour s'y blottir, dans ce tournant à l'abri des yeux, où sans me mouvoir je verrai la poussière du chemin s'enfuir, dans ce silence qui n'est qu'un mot pour dire que les hommes sont loin, que ma route se termine.
9.

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• 12-page Booklet with Lyrics
• Strictly limited to 300 pieces
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LES CHANTS DU HASARD debuted in 2017 with an impressive, eponymous album of neoclassical music pervaded by a venomous black metal aura; a work that brought together the enthusiasts of Mussorgsky, Prokofiev and R. Strauss, the orphans of Elend and the fans of Ulver, Arcturus and Emperor.

Arguably the band's sophomore release, “Livre Second” is definitely more focused and confident than its predecessor, getting sole member Hazard closer to what he always wanted to achieve: orchestral music as dark and violent as black metal. The production is clearer, deeper and stronger; the arrangements, richer and full of exquisite details; the atmospheres are more majestic than before, and Hazard's vocals never sounded more tortured, cavernous and evil.
However, it's the violent tones of the songwriting that increased dramatically. The innate elegance of classical music, here displayed in all its beauty, emphasizes the emotional roller coster and the sense of grandeur in LES CHANTS DU HASARD's compositions, constantly in balance between perturbing dark arias and sharp fragments of grotesque operas (“Le Voluer d'Yeux”, feat. the spirited guest vocals of Vaerohn from Pensées Nocturnes), uplifting Gregorian chants and irrepressible eruptions of rage (“La Course”). Only the nocturnal, romantic charm of “L'Eveil” is able to momentarily untie the lump in the listener's throat.

For “Livre Second” LES CHANTS DU HASARD renewed their allegiance with the excellent artist Jeff Grimal (The Great Old Ones), who provided a wonderful cover painting, as intense and enigmatic as the band's infernal symphonies.

credits

released November 1, 2019

Hazard : Musique, chant
Olivier Prouvost : Direction artistique, ingénierie sonore
Vaerohn (Pensées Nocturnes) : Chant sur Le Voleur d'Yeux
Jeff Grimal : Peinture
Francesco Gemelli : Mise en page
Alizée Adamek : Photographie
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Cat. Nr. IVR118

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